24 Mai 2018

Installateurs électriques : 3 leviers indispensables pour rentabiliser vos projets et développer vos marges

Article de blog

Dans le contexte actuel de reprise de croissance, la complexité des projets oblige les installateurs électriques à repenser leur organisation sur un marché du BTP ou la compétition fait rage et où les marges sont de plus en plus minces.

Pour regagner en efficacité et en compétitivité, il existe plusieurs leviers sur lesquels les structures d’études peuvent agir. L’optimisation des processus et des méthodes de travail (qui se préfigurent avec l’arrivée progressive des méthodes BIM) vont permettre aux professionnels de réaliser des projets plus rentables, s’ils anticipent leur transition dès maintenant.

 

Levier n°1 : réduire les pertes de temps lors des études en automatisant les tâches superflues ou en doublon

 

En phase d’étude et d’exécution, les différents documents techniques (comme les schémas d’implantation, les notes de calculs, et les schémas d’exécution pour ne citer qu’eux) sont réalisés et ajustés en biseau entre les Bureaux d’Etudes et les équipes de terrain.  Ce travail en itérations génère de nombreux allers-retours et beaucoup de temps perdu, tout particulièrement lorsque des modifications sont réalisées sur les chantiers, après que des anomalies et des clashs aient été mises en évidence.

Pour gagner en efficacité, il devient nécessaire de :

 

- Lier les différentes visions des études techniques

- Automatiser les tâches à faible valeur ajoutée

- Faciliter les corrections des différentes visions sur les documents techniques

 

L’évolution pas-à-pas vers le BIM vous offre déjà des possibilités à l’heure actuelle : L’utilisation de répertoires d’objets génériques dans le cadre de maquettes numériques permet de faire gagner beaucoup de temps aux bureaux d’études :

 

- Modélisation numérique d’objets qui contiennent des informations génériques (spécifications, performances, propriétés, exigences…) pour faire les premiers calculs => utile dès le chiffrage et aux premières étapes de la création des DCE

- Modélisation numérique flexible qui permet de préciser les besoins et d’adapter les éléments afin de renseigner la maquette très finement. On peut répercuter en temps réel l’évolution des caractéristiques techniques de ces éléments

- Insertion des produits figurant dans les catalogues de fabricants lorsque toutes les caractéristiques techniques de l’objet génériques sont connues (puissance nominale, impédance d’entrée, température ambiante maximale…)

- Ajout d’informations au DOE numérique pour la phase d’exploitation et de maintenance telles que la date de mise en service (assistance dans le suivi documentaire pour la maintenance, gestion de la limite de garantie du produit)

 

 

Levier n°2 : réduire le nombre d'erreurs en harmonisant vos méthodes de travail et en sécurisant vos données d'études

 

Limiter les erreurs tout au long du processus est important pour limiter les surcoûts des projets. Il existe différents types d’erreurs qui forcent les installateurs tertiaires à rogner sur leurs marges : les erreurs de calcul ou de dimensionnement, les erreurs de spécification techniques et les erreurs de formalisation (mauvaise pagination, références croisées, renvoi de folios…).

Les erreurs de calcul sont les plus évidentes, car elles relèvent d’un travail non-abouti. Elles font perdre du temps sur les plannings et mobilisent des ressources de manière excédentaire (retardement de l’installation sur site, nécessité d’adapter les calculs et les schémas…).

Les erreurs de spécification sur les dossiers d’ouvrages exécutés provoquent un décalage entre la documentation technique et la réalité des ouvrages exécutés (décalage des informations entre les notes de calculs et le plan d’exécution par exemple). Le problème ne se situe pas au niveau de la qualité du travail, mais au niveau d’un manque de corrélation entre les données calculées et les données réelles.

Bien souvent, ces erreurs potentielles successives se retrouvent dans les DOE, et compromettent leur fiabilité :

 

- Les erreurs dans les schémas rendent l’installation et la maintenance plus difficile

- Le client perd confiance dans la capacité de la structure à fournir un travail de qualité

 

Dans le cas où cette documentation est vérifiée par un bureau de contrôle chez votre client, celle-ci pourra être retoquée et vous demandera un temps de correction supplémentaire qui affaiblira votre rentabilité sur le projet.

La réduction des erreurs représente donc un gros challenge pour les installateurs électriques, s’ils souhaitent optimiser leurs processus et fidéliser leur portefeuille client.

 

Levier n°3 : réduire les coûts des matières premières avec un dimensionnement précis

 

Le manque d’exactitude au niveau des calculs de dimensionnement provoque des écarts entre les quantités commandées et les quantités nécessaires de matières premières et consommables. Pour le tirage des câbles sur les chantiers par exemple, les quantités calculées par les installateurs électriques peuvent être mal estimées (que ce soient des manques ou des excédents) car réalisés à partir de moyennes qui peuvent impacter significativement vos lignes budgétaires.

Il n’est pas rare, par exemple de voir des tourets commandés en trop, ce qui provoque des gaspillages qui auraient pu être évités. La multiplication de ces gaspillages par le nombre de projets réalisés chaque année peut vite avoir un impact significatif sur vos lignes budgétaires.

Les solutions logicielles vous aident à déterminer vos coûts au plus près du réel :

 

- L’utilisation de la numérisation 3D permet de mieux représenter les écarts réels entre les éléments électriques, et de visualiser les chemins de passage de câbles

- L’évolution des plugins de calcul dans Revit®, par exemple, permettront de plus en plus d’estimer précisément les longueurs réelles à commander

 

 

Combiner ces leviers pour mieux développer vos marges sur l'ensemble de vos projets

 

La mise en place de ces trois leviers est possible dès à présent pour sécuriser vos marges, et vous permettre d’aller encore plus loin.

Aujourd’hui, le chiffrage des projets est encore trop souvent réalisé à partir de ratios. L’évolution des métiers force les installateurs électriques à chiffrer beaucoup d’affaires en un minimum de temps. La concurrence accrue, même en sortie de crise économique maintient les marges à un niveau très bas. La moindre erreur peut faire basculer une affaire dans le rouge.

Il faut donc pouvoir chiffrer au plus près des coûts réels, tout en limitant les postes de dépenses inutiles (comme les consommables et matières premières). L’amélioration ne peut se faire qu’en renforçant la culture du benchmark des projets pour réussir à déterminer des coûts réels au m² selon les différentes typologies de bâtiments.

La mise en place de solutions logicielles avancées permet aux installateurs d’améliorer les méthodes de travail et les processus pour activer les 3 leviers.

 

 

Auto’Fil est un logiciel de conception de schéma électrique qui se place au cœur du processus du bureau d’étude. A l’aide de sa base de données intégrée, il fait le lien entre le plan d’implantation et la note de calcul. Il harmonise l’ensemble des informations présente dans les documents et répercute chaque modification à l’ensemble des étapes des dossiers.

Le logiciel peut faire gagner un temps considérable : ses fonctions avancées de CAO permettent de générer les borniers, les références croisées et la numérotation des fils lorsque vous choisissez de travailler en multifilaire

Les chantiers électriques sont des travaux complexes qui nécessitent de nombreuses connaissances techniques et réglementaires. Les structures d’études doivent se préparer aux changements amenés par le processus BIM, au niveau de leurs méthodes de travail comme de leurs outils. Cette transition est nécessaire pour rester compétitif, et anticiper l’avenir sereinement.

Découvrez comment optimiser, harmoniser et mutualiser vos processus pour préserver vos marges et évoluer vers le BIM dans ce guide :

Consultez le guide

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